Eglise St Georges de Chemilly sur Yonne

Comme dans beaucoup de villages il n’y est plus célébré de messes hebdomadaires par suite du manque de prêtres et des modifications des habitudes des catholiques. Toutefois, comme dans les autres communes, un bail spécial la consacre à l’exercice de la religion catholique. A Chemilly des messes sont dites environ tous les deux mois et des baptêmes, 42 entre 2011 et 20, des mariages,4 ou 5 par an, et des obsèques, 34 entre 2011 et 2020, s’y déroulent régulièrement.

Des manifestations, telles que des expositions ou des concerts, peuvent y être organisées par des associations, ponctuellement, avec l’autorisation de l’affectataire (le prêtre qui en a la charge) ou de son représentant et celle du maire.

L’édifice fait partie des bâtiments communaux et appartient au patrimoine de Chemilly.

Comme dans la plupart des cas le mobilier, autels, statues, tableaux etc. appartient également à la commune et les objets du culte sont la propriété de la paroisse. Ainsi que pour les édifices de tous les autres cultes il est de bon ton de respecter ce lieu.

Le maire de la commune et a travers lui tous les habitants sont propriétaires et responsables

de ce bien communal et de ce qu’il contient.

L’église à été édifiée en plusieurs fois et réparée quand c’était nécessaire.

A chacune de ces occasions les tacherons, les charpentiers, les couvreurs, les menuisiers, les tailleurs de pierre, les vitraillistes, les peintres, les sculpteurs, les tapissiers, tous ces artisans et artistes y ont laissé les traces de leur travail ou de leur art dont certaines sont parvenues jusqu’à nous.

Nous pouvons considérer l’église comme une sorte de ‘relais’ qui nous a été transmis par ceux qui avant nous habitaient le village, nos parents ou nos ancêtres pour certains. C’est pourquoi les responsables laïcs ou  religieux, les maires, les curés et les paroissiens ont poursuivi l’œuvre en entretenant le bâtiment, en acquérant de diverses façons et en conservant en état le mobilier constituant ainsi ce qui représente le joyau du patrimoine communal.

En résumé l’église qui porte trace des anciens (noms sur les bancs, plaques commémoratives,souvenirs des morts pour la patrie) reste le fruit du travail et de la collaboration des Chemillois à travers les siècles et à ce titre elle mérite, aussi, notre respect et notre attention.

L’église a aussi inspiré des artistes aussi je vous suggère, de consulter la page visions de l’église. 

La construction de la partie la plus ancienne de l’édifice remonte aux années 1280/1285 en prenant vraisemblablement appui sur les restes d’un bâtiment existant, comme en témoigne le coté droit du sanctuaire à chevet carré avec son lavabo et la trace d’une ouverture ou d’un renfoncement ainsi que la double colonnade située à gauche dans le chœur et le fait que le mur gauche (coté nord) soit totalement aveugle.

La première nef et le portail furent construits avant la fin du XIIIe siècle.

La dernière travée vers l’entrée principale est voutée en bois ce qui s’explique par le fait que la construction en revenait aux paroissiens qui n’étaient pas les plus riches par rapport à la noblesse et au clergé.

Au XVIe siècle l’église fût agrandie par l’adjonction d’une seconde nef. Les techniques de construction ayant évolué permirent alors d’ouvrir de larges baies sur le mur sud. Il en est vraisemblablement de même pour la 1e nef et pour le chœur, devenu depuis chapelle de la Vierge, qui bénéficie lui aussi d’un bel éclairage naturel suite à sa reprise au XVIe siècle.

Le clocher, par contre, menaçait ruine mais il fallut 58 ans de transactions pour savoir qui allait payer la réparation ; un accord fut enfin signé en septembre 1746 et la réparation eut lieu. En 1894 ce clocher dut être reconstruit après avoir été partiellement détruit par la foudre.

Au début de l’année 1696 le presbytère fut entièrement détruit par un incendie ce qui explique que les archives disparurent et comme à cette époque il n’en n’existait pas d’autres tous les événements survenus à Chemilly avant cette date furent ou occultés ou transmis oralement par la population. Les faits marquants pouvant être connus par les chroniques des villes et villages environnants.

Entre 1895 et 1960 l’église n’évolua pas beaucoup et subit par contre les dommages dus aux guerres qui ravagèrent la France en un peu plus d’une trentaine d’années.

En 1961 le maire, Fernand Chantereau, et le curé, l’abbé Dhomen, fondèrent l’association des Amis du Clocher et organisèrent une grande kermesse dont beaucoup de Chemillois se souviennent encore afin d’apporter des fonds à l’opération de réfection de la toiture. Les municipalités successives sous l’impulsion de leurs maires Robert Gallon, Pierre Wattiez, Maurice Goudet, et Etienne Maso ont contribué à l’entretien et à la rénovation de l’église en réalisant les travaux d’entretien, aménageant le jardin de l’ancien presbytère.

Au milieu des années 90 l’opération de restauration des façades, de la pose de nouvelles gouttières, de la réhabilitation de la tour qui jouxte l’édifice et la mise en valeur de l’édifice par un éclairage approprié précéda d’une grosse douzaine d’année la restauration des intérieurs.

 

En 1995 les membres de la confrérie St Eloi décidèrent d’agir afin de parvenir à la restauration des intérieurs de l’édifice. Tout d’abord il était nécessaire d’exister en tant qu’interlocuteur des collectivités locales ou territoriales, de la paroisse et de tous autres partenaires et pour cela de se constituer en association.

Mais il existait déjà une association des Amis du Clocher fondée en 1961 et en sommeil depuis de longes années ; une visite à la préfecture permit de la « réveiller ».

Une assemblée générale eut lieu et un bureau formé et le travail put commencer.

Pendant les travaux de réhabilitation des façades des témoins furent posés à différents endroits du bâtiment afin d’évaluer sa solidité qui fut, plus tard, jugée satisfaisante.

Des concerts et expositions eurent lieu afin de recueillir des fonds.

En 2000 l’association commanda et finança au cabinet Cazelles une première étude. Ce qui permit de lancer une souscription interne à laquelle participa la paroisse dont l’affectataire du moment était le père Gruau.

En 2002 une demande de restauration des intérieurs fut présentée au Conseil Municipal puis renouvelée jusqu’en 2004 année ou le conseil municipal annonça par un courrier de monsieur Maso, Maire à l’époque, une décision favorable sous réserve de l’octroi des subventions auxquelles la commune pouvait prétendre et sous réserve également que l’association des Amis du Clocher tienne sa promesse de participation financière : 21 000 euros regroupant les apports de l’association, de la paroisse, des souscripteurs et le produits financiers.

En juin 2005 l’apport possible avait atteint 23 000 euros.

Au mois d’octobre 2005 eut lieu une réunion entre l’affectataire et l’association pour décider des éventuels aménagements à apporter.

Suite à la demande de l’association de démolir le mur séparant la partie la plus ancienne du reste de l’église, afin de créer une sacristie, une visite de la DRAC fut nécessaire. En 2008 l’accord de démolition du mur ne posa pas de problème par contre un permis de construire fut exigé ainsi que la recherche de fresques ou peintures murales.

La commune déposa le  permis de construire en février 2008 et Etienne Maso et son conseil municipal ne purent recueillir les fruits de leur travail les élections municipales approchant ; il en est souvent ainsi des municipalités.

A cette époque l’association disposait de 24 000  euros

La nouvelle municipalité du moment conduite par Martine Debreuve reprit le dossier par une nouvelle réunion d’aménagement le 13 5 2008 et se heurta pendant plus d’un an au problème d’attribution des subventions, toutefois l’intérêt des découvertes et l’obstination de la municipalité et de l’association firent que les subventions furent enfin attribuées et complétées par la Fondation du Patrimoine et de l’Europe (FEADER) et les travaux furent menés à bien entre mars 2009 et Avril 2010.

Cette grosse tranche de travaux terminée il y eut d’autres interventions.

Le déménagement nécessaire avait permis en déplaçant une armoire de découvrir un tabernacle creusé dans le mur, tabernacle qui fût restauré dés sa découverte par Isabelle Macaire de Marsannay la Côte.  

A la fin des travaux  la niche en trompe - l’œil  de la statue de N D de Lourdes et le décor peint sur le  pilier derrière la statue de Ste Thérèse ont été restaurés par ARCAMS à Autun.

Une armoire vieille de plusieurs siècles, le meuble de sacristie et le socle de la statue de Jeanne d’Arc ont été restaurés par un ébéniste de Cheny (en retraite depuis) en 2010.

Peut-être en prévision des travaux, futurs à ces époques, l’huile sur toile du XIIIe siècle (CLMH) fut restaurée en 1986 à l’initiative de Robert Galon, maire du moment, et la bannière de la Vierge* retrouva ses couleurs et ses ors grâce à Plume d’Ange à Héry ainsi qu’à la confrérie de la Vierge et aux Amis du Clocher qui s’associèrent  pour payer les frais.

Les années qui suivirent le chantier du gros œuvre de nombreux meubles et objets furent l’objet de réhabilitation.

L’Adoration des Bergers (ISMH) une huile sur toile réplique d’une œuvre de Guido Réni  dont l’original est conservé au musée Pouckine à Moscou par Françoise Le Corre à Millery en 2010.

La statue de St Georges (ISMH) par Isabelle Macaire de Marsannay la Côte  en 2010

Les statues en bois doré de St Vincent et St Eloi (ISMH) par Laurence Chicoineau à Ris Orangis en 2012*

La statue de Ste Anne dite ‘Education de la Vierge’ (ISMH)  par Laurence Chicoineau à Ris Orangis en 2013.

Le maître autel, son tabernacle et sa monstrance (CLMH) par l’Atelier Chancenotte à Dijon en 2013

L’abat-voix de la chaire surmonté d’un ange sonneur et d’une frise (ISMH) par Leriche à Auxerre en 2013

L’autel de la Vierge (ISMH) venant de l’église St Ragobert acheté en 1782 par Leriche à Auxerre en 2016

L’Eglise contient également d’autres meubles, tableaux et statues n’ayant pas fait l’objet de restauration tels que :

La statue bois du Christ en croix (ISMH)  et une icône peinte et offerte par Anne Pussin d’Auxerre en 2016

Enfin deux des cloches que le clocher abrite sont inscrites comme remarquables par les Monuments historiques le 13 octobre 1995 (Fondues en 1564, la plus grosse Sancti Martialis, venant vraisemblablement de Seignelay, dont c’est le vocable de l’église, et la seconde IHS Maria. Maintenant classées monuments protégés depuis le 9 septembre 2003. (CLMH).

*Emblèmes des Confréries –rassemblement de gens pratiquant le même métier sous le nom du St Patron ou vénérant le même Saint ou Personnage biblique ;

 

CLMH = classé à l’inventaire des monuments historiques

« Le niveau le plus important de protection des Monuments historiques est le classement. Le classement au titre des monuments historiques sera alors délivré, par arrêté du Ministère de la Culture ».

 

ISMH = inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques

« Les biens inscrits au titre des monuments historiques sont quant à eux des biens qui, sans justifier d’une demande de classement, présentent un intérêt d’histoire ou d’art suffisant pour en rendre désirable la préservation.

A SUIVRE.....

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Commentaires

07.11 | 10:40

Ce concert du samedi 06 novembre était féérique, j'ai été transportée dans un autre monde, le piano, la voix, le décor, tout était magnifique. Merci!

...
30.11 | 08:31

Belle initiative. C'est le patrimoine d'un village, un havre de paix

...
26.04 | 15:43
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11.09 | 19:26
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