Avril 2018

Un grand MERCI à Jacqueline Marichez Cléro (sur cette photo en compagnie de Yann Le Dessinateur) et à son équipe. Et vive les Républicains de Gennevilliers !

A Gennevilliers (suite): franc succès pour un vernissage sous le signe des Républicains et de l'amitié...

L’expo a été préparée et divulguée en tout hâte. Pourtant, il y avait passablement de monde lors du vernissage. Des personnes formidables, que l’artiste remercie de leurs présence et encouragements.

A l’initiative des Républicains de Gennevilliers, dans une ville (encore) sous la férule des communistes, j’ai été invité à exposer dans leur superbe permanence, à deux pas de la mairie.
Plusieurs dizaines de dessins, faits au cours des huit ans écoulés, ont été présentés. Ils ont été élaborés tout à la fois à travers l’Ile-de-France et à Paris. 

 

Le vernissage de cette expo, le 6 avril 2018, fut un succès, si j’en crois le nombre de réactions  - plusieurs dizaines -  recueillies sur ma page facebook.

Mais le succès ne me monte jamais à la tête. Bien au contraire, il me rend conscient de la nécessité de poursuivre dans la voie tracée : dessiner en toute spontanéité, souvent à main levée, dans l’espace public, et rendre compte, avec des couleurs si possibles éclatantes, de la beauté de certains paysages urbains nous entourant, tout en insistant sur la nécessité de protéger davantage notre patrimoine. 

Lors de cette expo  - qui va se prolonger pendant plusieurs semaines -  il était question de présenter des dessins faits au fil des huit ans écoulés, mesurant ainsi l’évolution des formats, du style, des couleurs… Ces dessins ont été faits un peu partout à travers l’Ile-de-France. Il me faut admettre que jadis je crayonnais bien davantage en banlieue et dans certains sites touristiques assez éloignés de Paris. 
 

Une vitesse étourdissante

Cette expo a été conçue à une vitesse étourdissante et je n’ai disposé que de quelques jours pour sélectionner les dessins qui tels des papillons se sont mis à déployer leur ailes multicolore dans toute la salle. En vérité, Stéphane Henry, Chrystelle et Seb, le fils de Jacqueline, m’ont aidé, deux jours avant le vernissage, à scotcher une centaine de dessins sur les fenêtres et les murs.

Et me voici embarqué dans une aventure, une de plus, résultant de cette passion consistant à aller à la rencontre de personnes de tous horizons à travers des sessions de dessin en plein air. Une aventure dont le point d’orgue fut, bien sûr, le vernissage programmé le 6 avril 2018.
Y aurait-il du monde pour donner le coup d’envoi de cette expo appelée à se prolonger pendant plusieurs semaines ? Hélas, dois-je l’avouer, mes amis parisiens sont tous resté de l’autre côté d’un périphérique qu’à l’heure du Grand Paris l’on ne franchit pas si aisément.

Mais je les pardonne : si j’avais fait cette expo dans le Marais ou à Saint Germain des Prés, il y aurait eu foule… Eh bien, il y avait quand même la foule dans la permanence des Républicains de Gennevilliers dont Jacqueline Marichez, présidente des Républicains de Gennevilliers et conseillère municipale, s’occupe avec un soin tout particulier.

D’ailleurs, et ce n’est pas une flatterie, Jacqueline Cléro est l’incarnation même de ces responsables politiques, bénévoles, qui se consacrent à l’amélioration de la vie de leurs concitoyens sans dogmatisme aucun, avec un esprit d’ouverture qui donne de la politique une vision bien plus sympathique et noble que celle donnée par les médias…
 

« Les gens ne savent plus observer »

Lors des allocutions faites au cours du vernissage, un des trois conseillers municipaux élus sous l’étiquette de l’UMP, devenue depuis Les Républicains, Alain Cheik, fit une remarque fort intéressante : « Les gens n’apprennent plus à observer ». Ce luxe qu’est l’observation des choses, avec tout à la fois du recul et de la complicité, est précisément l’apanage, notamment, des artistes. J’en profitais pour relever que les artistes sont devenus invisibles dans notre société : on ne les voit plus travailler parmi la population et d’une certaine manière ils se sont embourgeoisés, coupé du peuple. 

J’ajoutai qu’hélas la protection du patrimoine est une lacune dans la gestion d’une municipalité communiste comme celle de Gennevilliers dont les élus ont permis l’anéantissement de maints immeubles qui étaient, pour nombre des habitants, des repères indispensables. (Leur dessein véritable, malgré les démentis du maire : faire passer la population à 50.000 habitants… un délire !) Hélas, il m’est arrivé, assez souvent, de dessiner des maisons depuis disparues.

Yann Le Houelleur 

 

A Gennevilliers, une expo inédite : rétrospective... Presque dix ans de dessins en plein air !


Le vendredi 6 avril, à 19 h (à 15 minutes, à pied, du métro Gabriel Péri) ce sera le coup d’envoi d’une exposition inédite à Gennevilliers. Une rétrospective des esquisses, dessins et peintures faites par le dessinateur au fil des huit années écoulées.

(ADRESSE CI-DESSOUS)
 


Ces derniers temps, j’ai beaucoup, voire trop dessiné à Paris intra muros. Mais il fut une époque, pas si lointaine, où je parcourais l’Ile de France en tous sens en quête de jolis paysages et de monuments bien moins connus que Notre Dame et la Tour Eiffel.

Cette expo constitue un cocktail de dessins aussi bien franciliens que parisiens. Elle se veut une incitation à ouvrir les yeux sur les belles « choses » nous entourant. Les murs de l’espace accueillant l’expo  - la permanence d’une association locale liée au parti Les Républicains – sont tapissés de dessins de tout format (A4, A3, et d’envergure supérieure). Un déferlement de lignes, de vibrations, de couleurs où surgissent des édifices et monuments prestigieux mais aussi des immeubles datant d’un autre âges, certains détruits depuis avoir été croqués ( !), des bateaux amarrés aux rives de la Seine, des ponts enjambant celle-ci, des chemins se faufilant dans une forêt, etc.

En réalité, préparer une telle expo constitue une sorte d’exploit. Dans ma chambre s’accumulent des centaines de dessins faits au fil des dix dernières années, dans le plus grand désordre (en partie parce que la place manque…) Revoir mes dessins, surtout ceux faits il y a longtemps, me fait l’effet d’une prise de conscience assez douloureuse du temps qui s’effiloche si vite. En effet, je me souviens avec précision des émotions et rencontres vécues lors de chacune des sessions de dessins élaborés, et cela suscite des tonnes de souvenirs qui donnent le vertige !

Alors, j’ai passé toute une nuit à sélectionner les dessins qui sont exposés dans la permanence des Républicains de Gennevilliers. Une nuit haute en couleurs, mais une nuit blanche qui m’a épuisé.
Grâce à l’aide de plusieurs personnes, que je remercie chaleureusement, ces dessins ont été scotchés aux murs en un temps record. Il ne restait plus qu’à coller de petites étiquettes mentionnant les prix, et comme d’habitude j’ai veillé à suggérer des tarifs aussi bas que possible, prenant en compte les difficultés financières auxquelles sont confrontées maintes personnes désireuses d’acquérir un dessin.

Je remercie de tout cœur les Républicains de Gennevilliers, et plus particulièrement la conseillère municipale Jacqueline Marichez Cléro qui m’ont convié à réaliser cette exposition dans leur spacieuse et lumineuse permanence, à quelques mètres de la mairie.

J'espère vous voir nombreux ce vendredi soir. A l'occasion du vernissage, un cocktail sera offert avec des mets délicieux et des boissons revigorantes. L'ambiance est garantie 100 % chaleureuse...

 MERCI DE VOS ENCOURAGEMENTS ET DE VOTRE PARTICIPATION.

 Yann

 

ADRESSE DE L'ESPACE OU SE DEROULE L'EXPO:
1 place du docteur Roux 92230 Gennevilliers
(Pour s’y rendre, à partir du métro Gabriel Péri : bus n° 235, descendre à l’arrêt Mairie de Gennevilliers.)

 

Le temps de la discorde, place de la Concorde

Soleil et nuages noirs alternent trop souvent au moment de Pâques. Heureusement, j’ai pu bénéficier de la clémence du ciel alors que je faisais ce dessin.

 

2 avril 2018


 

Dessiner dans les rues, lors des fêtes de Pâques, s’avère un défi. L’artiste ne sait jamais si les nuages se pointant à l’horizon finiront pas éclater… Et il doit se méfier des retournements brusques de situation tout là haut. Le soleil peut, soudain, faire place à des pluies torrentielles, d’où la nécessité de bien protéger son matériel de travail et ses dessins sommairement exposés. Aussi, je me suis hasardé à dessiner, ce 2 avril, la place de la Concorde. L’envie me prit de dessiner la Tour Eiffel dépourvue d’eau à ses pieds car d’habitude je me pose le long du pont Alexandre III, et je peux ajouter des bateaux filant sur la Seine pour donner un surcroît de mouvement à mes esquisses.

J’avoue avoir bénéficié, entre 14 h 30 et 16 heures, de la clémence céleste : un soleil timide, qui ne parvenait pas cependant à réchauffer l’atmosphère. A peine avais-je fini ce croquis et de grosses larmes s’écrasaient sur le trottoir… Une audace dûment récompensée : des touristes américains, en provenance de Détroit, m’achetèrent un dessin.. de la Tour Eiffel, réalisé la veille.


Rue du Quatre Septembre

 
J’ai fini par me décourager : plus question de dessiner au grand air ce jour-là. Alors, j’ai retrouvé mes habitudes hivernales : m’installer à la terrasse de cafés et de brasseries, en l’occurrence rue du Quatre Septembre, pas loin de l’un des magasins où je vais acheter, régulièrement, des crayons de toutes les couleurs. Mais ce qui m’en fait voir le plus de toutes les couleurs, c’est bien la météo instable. « Bonjour Monsieur le Dessinateur ! », s’est exclamée une serveuse, une belle noire au sourire éclatant. Ce jour là, il n’y avait pas trop de monde à la terrasse et j’ai pu occuper deux tables à la fois, très à mon aise pour croquer les stores roses et rouges d’un café de l’autre côté de la rue.

Cette magnifique serveuse avait une mémoire d’éléphant : elle s’était souvenue que quatre mois auparavant, elle m’avait incité à terminer un dessin au plus vite car il y avait un monde fou en terrasse, au moment du « happy hour » et mon café était loin de rapporter autant que les cocktails commandés par les futurs occupants de ma table.

Yann Le Houelleur

 

RUE DE BUCI - RUE DE SEINE (6ème arrondissement) – C’est l’exemple même d’un endroit joyeux, un bar de quartier - comme tant d’autres à Paris - où l’on vient chercher non seulement de quoi se rafraîchir le gosier mais aussi de la chaleur humaine. Le bar du Marché contribue à mettre une note de gaieté dans le paysage de la capitale où les couleurs vives, hélas, n’ont pas forcément pignon sur rue. (30 mars 2018
L’ARC DE TRIOMPHE – Je n’y suis jamais monté tout en haut… sur l’Arc de Triomphe, car trop chargé, avec mes affaires à dessins, pour être accepté lors de la fouille opérée par les services compétents. Alors je me contente de rester en bas, assis sur un périmètre de sable fin, et j’essaie de le rendre joyeux, léger, ce monument qu’en vérité je trouve lourd et pas très harmonieux quant à ses proportions. Le rôle d’un artiste, c’est parfois de « mentir un peu »… (29 mars 2018)
Musé du Louvre – Un grand classique que ce dessin ! Le musée du Louvre étale ses façades délicatement ornées et ses toitures majestueuses d’un pont à un autre. C’est encore mieux quant des bateaux mouche se faufilent sous les arches du Pont Royal. Mais ce dimanche-là, la Seine n’était pas encore saturée : seuls quelques bateaux s’aventuraient, témoignant le flux encore assez faible des touristes. (25 mars 2010)

« Vous appartenez au peuple »

C’est un cadeau inédit, superbe en vérité, que m’a fait Valérie Nocq. Par le biais d'un courriel, cette dame que j’ai rencontrée à Saint-Germain des Prés m’a adressé un poème très émouvant, qu’elle m’a autorisé à reproduire… (ci-dessous, après l'article)

 

Quand je suis dans la rue, en train de dessiner, je passe beaucoup de temps, en réalité, à discuter avec toutes sortes de personnes. Et c’est bien ce qui me plaît, par-dessus tout, dans cette drôle d’activité : les traits de caractère de ceux qui viennent assister au bal des traits de crayons.
Si je m’étais contenté de rester un chômeur à 100 % au fin fond d’une morne banlieue, ma vie se serait brisée sur un ennui mortel. Rien de plus affreux, en ce monde, que d’être réduit au silence, à l’oubli, dans une société où l’on parle énormément !

Autrement dit, pour vivre dignement et grandir toujours davantage, il faut rencontrer, absolument, des gens de toute sorte, et n’avoir ainsi peur de personne. (D’ailleurs, même les plus crétins des agents de la Mairie de Paris ne m’inspirent aucune frayeur : tout juste la pitié de les voir obligés de se comporter tels des chiens méchants…)
En somme, pour moi, l’art n’est pas une fin en soi. L’art ne s’apparente pas au narcissisme dans lequel se vautrent tant d’artistes. L’art est un pont tendu vers les autres, l’opportunité de traverser ensemble cet océan d’incertitudes qu’est la vie.

Dans l'encre de son coeur
 
Derrière chacun de la plupart des dessins que je fais, il y a des rencontres dont je me souviens plus ou moins bien.
Et c’est ainsi qu’en dessinant à Saint Germain des Prés, au pied d’un clocher séculaire plein de bonhomie, j’ai fait la connaissance d’une dame qui m’a offert, après coup (coup de crayon…) un superbe cadeau, un cadeau trempé dans l’encre de son cœur.

En réalité, Valérie Nocq vit à Amiens, et elle rend visite à sa fille (si j’ai bien compris) qui habite à Paris.

Quelques jours après une brève discussion à même le trottoir, Valérie m’a transmis, via un courriel, un poème très émouvant. Vous n’imaginez pas, chers internautes, chers lecteurs, à quel point cela me fait plaisir d’apprendre que j’appartiens au peuple. « Y’en a pas deux comme lui. » (début du poème) « Créativité à l’état pur, spontané. » (…) « Les esquisses des monuments semblent bouillonner de vie. Et que serait Paris sans ces artistes de rue. » (…) Les rue de Paname sont sa vie. Laissez le s’exprimer dans son art. Il appartient au peuple (…)

L'élan perpétuel de la vie
 
Oui, j’aime me mêler aux gens, n’être ni moins ni plus qu’eux, mais tout simplement avec eux dans le grand mouvement, l’élan perpétuel de la vie.
Et puis, j’aime prendre des cafés dans les brasseries, les troquets les plus divers et entendre parler des inconnus, les surprendre en train de commenter l’actualité, en train  - aussi -  d’égrener des potins parfois piquants. Et je me rends compte que fort heureusement les smartphones ne régissent pas totalement nos vies, car le lien social continue à se cultiver, à mûrir dans les cafés, dans les brasseries, d’où ma terreur que de finir mon existence dans une banlieue où pour des raisons d’insécurité et de pouvoir d’achats ces espaces de rencontres se volatilisent. (J’habite à Gennevilliers, en réalité, et dans mon quartier les cafés ont presque tous disparu.)

Oui, Valérie, j’appartiens au peuple, je le revendique et j’en suis fier. Tellement heureux de cette appartenance que je regretterai toujours  - je vous dois cette confidence, de n’avoir fait davantage de politique. Mais un beau dessin, nous le savons, vaut souvent mieux que de longs discours. Et le grand avantage d’une « œuvre d’art », aussi modeste soit-elle, c’est qu’elle peut parler dans toutes les langues…

Alors, je me contente d’être un artiste. Et je m’en fiche royalement si mes dessins ne plaisent pas à une certaine élite corrompue par sa vanité et sa petitesse d’esprit : les gens simples, les gens qui ont du cœur se reconnaissent souvent dans mes humbles esquisses. Je ne sais pourquoi, mais j’en suis si heureux !

Yann Le Houelleur


Encore une « drôle » de mésaventure dans la jungle des trottoirs parisiens : dans un endroit prestigieux, un groupe de musiciens et un vendeur à la sauvette ont tenté de me déloger. Sans succès, car je ne me laisse pas faire en pareilles circonstances.

  

24 mars 2018


 

Il y a des gens qui payent pour les autres : j’en suis ! A plusieurs reprises, et je n’aurai cesse de le dénoncer, la Mairie de Paris, par le biais de ses agents Prévention et Sécurité, m’en a fait voir des vertes et des pas mûres. J’ai même dû comparaître à une audience au sein d’un tribunal où j’ai été relaxé. Alors, à partir de ce jour-là, j’ai considéré, sans la moindre hésitation, que j’ai le droit de m’installer sur un bout de trottoir, dessiner en compagnie de quelques planches étoilées de dessins autour de moi. Et je me sens d’autant moins géné de le faire que j’acquitte des cotisations sociales et que lorsque j’achète du matériel dans un commerce voué aux beaux-arts, je paye, incluses dans la facture, des taxes qui filent dans les caisses de l’Etat. Il m’arrive, grâce à mes ventes et à des dons de personnes me soutenant, de dépenser 150 à 200 euros de matériel par mois.
Alors, qu’on cesse de m’emmerder !

Que certains agents de la Mairie se comportent de manière féroce et stupide, cela peut se comprendre, sachant combien la méchanceté, l’incitation à la productivité règne en haut lieu. Mais que semblable ineptie émane de personnes qui essaient de survivre, elles aussi, dans la rue et n’acquittent aucune taxe, je ne l’accepterai jamais. J’ouvre alors ma gueule, et je dis ce que je ressens, en ma qualité de citoyen éclairé quant à ses droits et devoirs.

Or, ce qui m’est arrivé au bas de l’esplanade du Musée d’Orsay, un samedi après-midi, m’a passablement choqué. Je me suis installé, pendant quelques quarts d’heure, le dos tourné au Musée de la Légion d’Honneur. Je l’ai fait à quelques mètres d’un groupe de musiciens, dont le leader, un monsieur costaud barbu à l’accent germanique, a voulu que je déguerpisse, recourant à un langage d’une surprenante grossièreté. Je me suis souvenu qu’en octobre dernier, ce monsieur avait malmené d’autres artistes qui évoluaient dans une rue proche de Saint-Germain des Prés, avec des paroles comminatoires. Or, ce samedi, il a eu l’audace de me dire : « Vous n’aimez pas les artistes ! » 


Mafias, en toute liberté

Et ce n’était pas tout. A ma gauche sévissent des vendeurs de peintures faites par des petites mains, dans des pays étrangers, représentant la Tour Eiffel et autres monuments parisiens, dont on trouve des copies par centaines le long des quais et dans des sites touristiques. Les vendeurs sont toujours de la même veine : selon mes observations, des hommes d’origine étrangère (telle est la réalité, je n’y peux rien) n’y connaissant rien à la peinture. Ils se relaient au cours de la journée. Bien entendu, ce sont des mafias qui ont pignon sur rue, avec la bienveillance des pouvoirs publics, de la mairie de Paris, puisque je n’en ai jamais vu un seul interpellé… alors que moi, censé être solvable, je suis parfois importuné par les agents de la Mairie. J’ai même recueilli, voici deux ans, le témoignage d’un salarié de la Mairie qui m’a dit : « Nous avons reçu l’ordre de ne pas les inquiéter.»

L’un de ces vendeurs s’approcha de moi et m’invita, tout comme le musicien, à décamper. Je lui répondais que « je suis de nationalité française, j’ai le droit de m’installer où il me plaît d’autant plus que mes dessins, ce sont les miens, et uniquement les miens ». Evidemment, ce gars insinua que je tenais des propos racistes et, formaté comme il l’est inexorablement, il ajouta qu’il pouvait se rendre dans un commissariat pour porter plainte contre moi.

On marche sur la tête, dans cette capitale et dans ce pays. Un artiste, comme moi, menacé par des vendeurs à la sauvette à 100 % qui se croient propriétaires de leur bout de bitume ! Quand je suis ainsi agressé par de telles personnes, je n’hésite pas à hausser le ton, prenant les passants à témoin, car tels des mafieux ils ont horreur du scandale, désireux de régler leurs compte en silence, lâchement. Lâcheté dont font montre, également, les agents de la mairie qui lorsqu’ils m’interpellent le font avec le moins possible de gens autour de moi, pour mieux me soumettre à leurs pressions.

Oui, dans cette "bonne ville de Paris", les autorités protégent les mafias et, de temps en temps, harcèlent et humilie les artistes, les vrais, car je suis, en toute modestie, un artiste authentique. C’est absolument scandaleux !

Yann Le Houelleur 

LES DEUX MAGOTS – Ils sont bien rares les artistes qui s’aventurent dans le boulevard Saint-Germain. Hélas, car les personnes qui habitent ou fréquentent ce quartier nourrissent un intérêt particulier pour « les choses de l’art ». En tout cas, les rencontres peuvent toujours y prendre une tournure fructueuse. (Dessin fait le 21 mars 2018 – Format A4 – Prix suggéré : 30 euros.)
Format A 3 – Crayons couleur (Luminance, Polychromos, etc.) et un peu de pastel à l’huile. Prix suggéré du dessin original ci-dessus : 50 euros.

Il a fallu beaucoup  de concentration pour faire ce dessin, le premier format A3 de ce printemps : tout autour de moi, un essaim de jeunes roumaines tentaient d’escroquer des touristes en toute impunité. Elles ne furent nullement inquiétées. Plusieurs passants naïfs tombèrent dans leur piège…

 

21 mars 2018



Notre Dame : la voici, éclatante, brandissant ses tours jumelles dans un ciel aux nuages encore torturés par la méchanceté d’un hiver qui n’en finit plus de nous imposer sa loi. Pourtant, c’est aujourd’hui le second jour du printemps. En vérité, la première journée prétendument printanière que je passe dans l’espace public à dessiner. Bien entendu, j’avais envie de remettre à l’honneur cette cathédrale vers laquelle tous les touristes se précipitent dès qu’ils débarquent à Paris.

Le matin même, un ami oeuvrant au sein d’une association, Mickaël, m’avait filmé sur un pont afin de contribuer à divulguer mon travail. « J’espère que cela t’aidera à vendre des dessins », me dit-il. Au cas où tel ne serait pas le cas, je n’en ferai pas une maladie car ce geste si généreux de sa part a constitué un ressort me propulsant vers un printemps plein d’espérance : celui de rencontrer, dans les rues et sur les ponts de la capitale, des inconnus avec lesquels échanger de belles paroles. Espoir, aussi, de voir les agents de la mairie de Paris cesser de me « flinguer le moral », de temps à autres, avec leur manie de me considérer comme un délinquant artistique.

Après tout, l’Etat m’octroie une somme insuffisante pour survivre, je déclare mes ventes aux autorités, et ces aides sont réduites, si nécessaires, en fonction de ce que je gagne. Alors, comment un pays comme le mien pourrait-il empêcher un citoyen honnête de vouloir travailler, alors que tant d’autres, impunément, profitent des largesses des contribuables? Ras le bol !!!
Tôt ou tard, un artiste ne peut ignorer, quel que soit sa sensibilité politique, le contexte de violence économique et sociale dans laquelle nous évoluons.

En tout cas, ce qui me choque, c’est d’avoir assisté à « un cirque » tel que j’en ai vu en élaborant (pendant une heure et demie) ce dessin de format A3. Autour de moi, un essaim de jeunes filles roumaines tentait d’escroquer les passants. Elles avaient recours à cette « fameuse » fumisterie connue de tant de Parisiens, mais dont certains touristes ne sont pas informés : prétendant faire signer une pétition en faveur d’une association de sourds et malentendants, elles en profitent pour demander de l’argent aux passants, les abordant en anglais.


Un bouquiniste excédé 


Elles étaient cinq, et elles se considéraient comme les propriétaires du morceau de trottoir où elles rackettaient, sans vergogne, les touristes les plus naïfs. Un bouquiniste, excédé par l’insécurité que généraient ces créatures maudites arracha à l’une d’entre elle une tablette à laquelle était scotchée une pétition et la jeta dans la scène.

A mon humble avis, il avait bien raison d’agir ainsi car comment les forces de l’ordre peuvent-elles ignorer des choses pareilles alors que Paris, ville éminemment touristique, devrait tout faire pour éviter aux touristes d’être la cible de tant de gens indésirables qui nuisent à la réputation de la France.
Les agents de la Mairie, qui m’ont si souvent valu des ennuis, ne pourraient-ils pas éjecter des lieux touristiques ces roms et autres individus prêts à toutes les ruses pour se faire du blé ?


Il suffit d'un compliment


Pendant que j’essayais de me concentrer sur « ma » cathédrale, ces filles plutôt maléfiques réussirent à recueillir au moins 30 euros alors qu’en raison du froid, je pense, aucun touriste ne daigna me demander s’il pouvait emporter l’un de mes dessins.
Pauvre France, dans laquelle aujourd’hui la rouerie et la malhonnêteté semblent rapporter davantage que le travail bien fait et l’honnêteté !

Mais il me suffit, parfois, d’un compliment ou deux pour m’estimer « gagnant ». « Ah, comme j’aime votre façon de reproduire les monuments », me fit valoir un monsieur qui prend des cours de dessins sous l’égide de la ville de Paris moyennant une participation annuelle de 400 euros. « On voit bien que vos dessins sont faits par un connaisseur de Paris car les fausses peintures qui se vendent un peu partout à Paris ont des couleurs absurdes dont on voit bien qu’elle proviennent de pays exotiques ! »

Oui, sans doute suis-je une espèce en voie de disparition. Peu m’importe. Malgré le vent, malgré le froid, ce fut une belle journée. Prometteuse, même.

 

Yann Le Houelleur

 

 

L’EDITION N° 8 DE « PARIS EN TOUS SENS » VIENT D’ECLORE

Une quarantaine de dessins se succèdent au fil des pages, certains faits carrément dans les rues malgré le froid et d’autres élaborés plus paisiblement à la terrasses de brasseries.

 

Au début d’un hiver qui nous a semblé interminable, j’avais fait le voeu d'élaborer au minimum 150 dessins dans les rues et à la terrasse des cafés de Paris. Et le pari a été tenu, grâce, il est vrai, à toutes sortes d’amis qui ont bien voulu me fournir une aide pour acquérir - comme toujours - du matériel de qualité.

Alors que les bourgeons s’apprêtent à éclore un peu partout, que les prunus aspirent à éclabousser de rose nos villes (mais les chutes de neige ont reporté ce scénario), j’ai le plaisir de vous présenter quelques-uns des dessins les plus marquants voire les plus "sympas" de cette saison hivernale. Ils sont réunis dans l’édition numérique n° 8 de « Paris en tous sens » , accompagnés de textes dont certains émanent de ce site. Ci jointe : la couverture !

En tout, le numéro 8 de « Paris en tous sens » brasse une quarantaine de dessins, tous de format A4. Certains ont été faits carrément à l’extérieur, bien que le froid se soit montré mordant et qu’il ait fallu l’apprivoiser en croquant aussi vite que possible. D’autres ont été élaborés à la terrasse de brasseries et de cafés dans plusieurs arrondissements de la capitale.

Bien sûr, j’espère que plusieurs d’entre vous seront désireux d’acquérir un ou plusieurs dessins. Comme tout artiste, j’ai besoin de vendre pour (sur)vivre, mais je défends une conception assez particulière de l’art : accessible et abordable pour le plus grand nombre. Aussi, le prix de ces dessins, tous des originaux, varie entre 30 et 60 euros.

Si vous ne figurez pas encore sur mon mailing, vous pouvez me transmettre votre adresse électronique et c’est bien volontiers que je vous adresserai cette revue numérique. (Mon mail est : chaudsmesmots@yahoo.fr)

 

Exposition à Gennevilliers 

Par ailleurs, dans l’édition n° 8 de « Paris en tous sens » figure un article consacré à une exposition qui se tiendra à partir du 6 avril (jour du vernissage) dans la permanence du « Rassemblement pour Gennevilliers ». Je remercie la conseillère municipale Jacqueline Marichez Cléro de me donner la chance d’aller à la rencontre de mes concitoyens dans cette ville pour leur faire découvrir, avec la passion qui est mienne, mon si modeste travail.
Pour moi, c’est un retour aux sources car j’ai beaucoup dessiné, en 2011, 2012 et 2013 dans des communes en banlieue et je désire reprendre le fil de ces escapades au-delà du périphérique.

De plus amples détails concernant cette expo vous seront fournis bientôt. Pour le dessinateur Yann, le printemps commencera donc sur les chapeaux de roue, et c’est tant mieux. 

Yann Le Houelleur

GENNEVILLIERS, PLACE JEAN GRANDEL – Très ancienne, prise dans l’étau d’une ville semée en partie de grandes barres et de HLM, cette église (Sainte Marie Madeleine) amuse le regard du dessinateur chaque fois qu’il traverse la place Jean Grandel. Une énième fois l’envie me prit de la dessiner. A toute vitesse… (7 mars 2018)

Gennevilliers : place à la nostalgie

Avenue des Grésillons, cette maison m’a intrigué et incité à la nostalgie. Nostalgie de ces quartiers populaires qu’une urbanisation effrénée condamne à disparaître mais aussi nostalgie d’une époque où je dessinais principalement en banlieue.

 

17 mars 2018



La perspective d’une exposition en banlieue, dans la ville où je réside, incite mon inspiration à un retour aux sources. C’est dans certaines communes attenantes à Paris que j’ai fait le plus grand nombre de dessins dans les années 2010, 2011,  2012, avant que les beaux monuments de la capitale ne me subjuguent et m’accaparent.

Il fut un temps où la désuétude, en banlieue, de quartiers voués à de violentes transformations suffisaient à nourrir cette inspiration. Peut-être cela allait-il de pair avec une nostalgie, la nostalgie de ce qui est déjà condamné à disparaître et que nos yeux corrompus par les esthétiques urbaines à la mode ne sont plus vraiment capable d’apprécier.

Flânant le long de l’avenue des Grésillons, à Gennevilliers, je suis tombé sur cette maison d’un autre temps, dont je me demande si elle ne va pas faire place, à son tour, à des immeubles bien proprets. Partout, dans « ma » commune comme ailleurs, les briques et toits de tuiles à l’ancienne s’éclipsent, comme s’il fallait absolument passer un coup d’éponge sur toute une époque. Et cette maison a dû en avoir, toute une histoire ! En tout cas, elle m’intrigue beaucoup, avec sa ribambelle de cheminées, ses imperfections, une certaine sinuosité dans l’étalement de la toiture et ses deux commerces, une boulangerie aux boiseries externes rouge ainsi qu’un épicier dont le store, strié de vert et de blanc, semble prêt à s’affaisser.

Deux boulangeries

Ce dessin, je me suis obstiné à la faire au crépuscule, réfugié dans une boulangerie concurrente, de l’autre côté de l’avenue. Une table derrière la fenêtre me fit penser qu’on pouvait y boire, tout au moins, un café.

Les deux employés, dont l’un s’occupait de faire cuire du pain dans un four visible de tous, me laissèrent étaler mes crayons, mes pastels, et travailler dans le plus grand chaos. Dehors sévissait un froid glacial et de la neige tombait encore, mais l’objectif n’était pas d’interpréter un paysage sous un blanc harnais.

Il me fallait retrouver ce bonheur qui fut mien quand je dessinais surtout en banlieue, des choses susceptibles d’intéresser peu de gens (sans doute) mais qui exprime ce sentiment si souvent présent dans l’esprit d’un artiste : la nostalgie du temps qui s’effrite inéluctablement et cette révolte que suscite l’indifférence de la plupart de nos contemporains à la métamorphose des villes qui se traduit si souvent par une perte des repère et la disparition d’une convivialité dont les petits commerces sont les vibrants acteurs.

Yann Le Houelleur

 

Le Moulin Rouge me prend sous son aile

Impossible d’échapper au plaisir de retourner, de temps en temps, à la terrasse du Rouge Bis dont le patron, Joseph, et les serveurs me permettent de prendre mes aises quand je dessine.

 

4 mars 2018


 

Jamais hiver ne fut plus odieux, teigneux et interminable.
« Figurez-vous qu’à Lausanne, où j’habite, on a eu moins 17 degrés la semaine dernière ! » Cet Helvète (Monsieur Chevrier) qui prit place à mes côtés, à la terrasse du Rouge Bis, me fit froid dans le dos, alors qu’un froid gorgé d’humidité sévissait tout autour de nous.

Combien de fois n’y serais-je allé, cet hiver 2017/2018, à la terrasse du Rouge Bis, dont la patron, Joseph, m’autorise à prendre tous mes aises quand je dessine, répandant une nuée de crayons sur ma table et mordant même sur les tables adjacentes ! Le Moulin Rouge, il est vrai, est « pain béni » pour un dessinateur en quête de couleurs. Le seul endroit mythique à Paris qui ose exhiber des coloris audacieux, tranchant avec les habituels camaïeux d’ocre et de gris propres à Paris.

Sans doute est-la nostalgie de l’été dernier m’incite, régulièrement, à assister au spectacle de ce moulin dont les ailes se mettent à tourner à partir de 17 heures. A la belle saison, en 2017, je parvenais, sans effort aucun, à conquérir la sympathie de clients, pour la plupart nord-américains, séjournant à la terrasse du Rouge Bis avant d’aller assister à un show de french cancan dans ce sanctuaire de la frétillante nuit parisienne.

Justement, un heureux présage : ce premier dimanche de mars, je croisais, au Rouge Bis, la toujours souriante Laurence, photographe attitrée du Moulin Rouge. Elle m’a promis, l’an dernier, une invitation pour deux personnes, et j’avoue n’avoir pas encore profité d’une geste aussi généreux. Il faut absolument que je songe, prochainement, à lui transmettre un courriel…

LA PLACE BLANCHE - Quand on s’assied à la terrasse du Rouge Bis, un restaurant très sympa, on est subjugué, bien sûr, par l’ambiance très particulière de l’autre côté du boulevard de Clichy… le Moulin dont les ailes tournoient à partir de 17 h. Mais il y a un autre point de vue tout aussi intéressant : la place Blanche, du côté du Monoprix et de la rue Pïerre Fontaine. En levant la tête vers le ciel, on aperçoit une forêt de cheminées s’emboîtant les unes dans les autres, ancrées dans des toits se déployant à des niveaux différents. Une vue typiquement parisienne… (13 février 2018)

Saudade do Brasil

Il faisait froid ce jour-là… le soleil du Brésil était si loin. Pourtant, deux touristes en provenance de Recife s’approchèrent du dessinateur, très enthousiastes. Et sur le champ, au pied de Notre-Dame, me voilà en train d’accorder une interview pour une TV locale en plein Nordeste…

 

17 février 2018




Certains jours, quand je dessine dans Paris, il me semble avoir déclenché la machine à remonter le temps. Moi qui ai vécu plus de quinze ans au Brésil, me voilà baignant, soudain, dans la si belle langue portugaise à la sauce tropicale… Elle est parlée dans tous les sites touristiques parisiens, abondamment. Pourquoi ce déferlement de Brésiliens, à une époque où le froid acère ses dents, alors qu’au cours de l’été dernier j’en ai rencontré si peu ?
En général, ces Brésiliens sont plutôt chics, issus des classes supérieures. Quand on connaît leur pays, on sait à quel point il faut bien gagner sa vie pour se payer un séjour dans une ville aussi chère que Paris.

Via youtube et facebook

Mais ce vendredi, 17 février, alors que je dessinais la façade principale de Notre Dame, assis à même le trottoir tout au fond du parvis, deux touristes brésiliens atypiques se présentèrent… A leur accent, il était facile de deviner qu’ils venaient du Nordeste. En l’occurrence, l’Etat de Pernambuco. Irvson Silveira et Leo Vlazack se précipitèrent sur moi, désireux de m’interviewer pour une chaîne de télé indépendante diffusée via youtube et facebook. Il s’agit de la TV Coroense, destinée aux habitants d’une ville balnéaire proche de Recife, São José da Coroa Grande.

« Bonjour les amis de TV Coroa, nous sommes à Paris, en face de Notre Dame, avec un artiste français, Yann ! » Ainsi commencèrent-ils leur interview. Pendant qu’Irvson filmait avec son portable, Leo me posait quelques questions, en particulier celle-ci : « Qu’est-ce qu’aime le peuple français ? » Drôle de question, en vérité, à laquelle j’eus bien du mal à répondre… Car la France, comme le Brésil, est plurielle, avec une pyramide sociale très complexe à décrypter !
Comme la plupart des Brésiliens, ces deux gars déployaient une spontanéité, un enthousiasme dont les Français devraient s’inspirer. Ils me confièrent toutefois un regret : « Notre TV est moyennement appréciée de la ville où elle se trouve et nous plaisons surtout à des gens qui vivent ailleurs… »

Impossible d’aller au restaurant ! 

Par une journée aussi froide, au pied de Notre Dame, j’avais l’impression d’être reparti au Brésil, un pays qui me colle à la peau. Mais Irvson et Leo me firent de la peine quand ils me racontèrent qu’ils avaient peu d’argent en poche à tel point que se payer une entrée au musée du Louvre était hors de portée pour eux. « Nous avons fait des sacrifices pour connaître ton pays, nous qui sommes infirmiers dans un hôpital à Recife. Nous ne pouvons pas aller au restaurant et nous achetons du pain, du fromage dans les supermarchés… »
Pas question pour eux, non plus, d’aller faire des folies aux galeries Lafayette. Mais ils avaient un trésor : leur simplicité mêlée de complicité qui me rappela tous ces gens si hospitaliers que j’avais connu là bas, dans le Nordeste notamment, quand j’y faisais des reportages en qualité de… journaliste.

Yann Le Houelleur

LE PONT NEUF – Le climat sinistre me laisser fort peu l’occasion de dessiner en plein air les ponts enjambant la Seine. Alors, mieux vaut se contenter, pour croquer le Pont Neuf, de faire un petit séjour au Louvre, bien au chaud. En fait, pour obtenir cet angle du pont, je me suis réfugié dans une salle dont les fenêtres transpercent la colonnade du Louvre, datant du règne de Louis XIV. (15 février 2018)

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Kaïdin M. le Houelleur | Réponse 21.03.2018 20.48

rès beau travail Yann !!! le texte va bien avec tes dessins , tu fais vivre Paris comme dans un carnet de voyage ! en fait tu nous fais partager tes voyages

Claude BOHER | Réponse 18.03.2018 23.18

Je ne saurais dire ce que j'apprécie le plus : les textes ou les dessins ? Un choix difficile les deux étant d'une excellente qualité ! Merci pour ces pages !

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Commentaires

21.03 | 20:48

rès beau travail Yann !!! le texte va bien avec tes dessins , tu fais vivre Paris comme dans un carnet de voyage ! en fait tu nous fais partager tes voyages

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18.03 | 23:18

Je ne saurais dire ce que j'apprécie le plus : les textes ou les dessins ? Un choix difficile les deux étant d'une excellente qualité ! Merci pour ces pages !

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30.12 | 10:55

Solidarité avec toi Yann ! Paris sans les artistes de rue n'est plus Paris ! Simona a tout à fait raison !

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26.12 | 08:05

Solidarietà per Lei. Parigi senza le arti nelle strade, non è Parigi.

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