Au Fil des Jours - 3

Yerres, une ville où il fait (vraiment) bon vivre

(9 juin 2014)  -  Voilà qui est malaisé à comprendre. Paris est devenue la plus densément peuplée des capitales du continent. Pourtant, la France bénéficie d’une étendue territoriale supérieure aux autres états européens.

Natalité excessivement galopante, importation exacerbée de main d’œuvre, poursuite des flux migratoires de la province vers la capitale (en raison du manque d’attractivité de plusieurs régions françaises, vidée de leur substance industrielle), incapacité des autorités à planifier l’occupation du territoire, propension de la gauche à «entasser les gens»: voilà les causes de l’hypertrophie de Paris et des départements voisins, une surpopulation devenue intolérable.
Curieusement, à quelques kilomètres de Paris, il existe des communes, des endroits qui échappent à ce sentiment d’étouffement voire d’asphyxie générant de l’agressivité, du stress, de la frustration.

A 20 minutes en train de la gare de Lyon, avec halte obligée à Villeneuve-Saint-Georges : une ville exceptionnelle par son cadre de vie. En l’occurrence Yerres, dans l’Essonne. La végétation, les parcs sont d’une telle prépondérance que l’on peut s’aventurer dans les rues de cette ville sans percevoir que sa population frôle les 30.000 habitants. D’emblée, un «détail» frappe le nouveau venu: l’absence de ces bâtiments verticaux qui partout ailleurs raturent l’horizon.

Yerres se targue d’être «l’autre capitale des impressionnistes». Certains des paysages tels que les ont retracés Gustave Caillebotte et Claude Monet n’ont que modérément changé : les bords de l’Yerres sont toujours aussi paisibles et propices à la détente. Des canots, tels ceux immortalisés par Caillebotte dans plusieurs de ses toiles, s’aventurent le long d’une rivière presque invisible tant la végétation est abondante sur ces rives. Quelques maisons surgissent, séparées de la rivière par de petits jardins en pente, soigneusement entretenues.
A un certain endroit, le chemin qui longe l’Yerres s’en écarte un peu et traverse la plaine Panchout, un vaste pré que surplombent des rangées de peupliers noirs et argentés ainsi que des mélèzes quant à eux dispersés.

Dans un petit parc, des enfants jouent sous le regard de leurs parents. Des passants se dirigent, d’un pas affirmé, vers l’Ile Panchout, toute proche. Des jeunes se sont assis en grappe sur l’herbe. Aucun excès de langage, aucune dérive de comportement ne vient égratigner l’harmonie nouée avec la nature. Ce n’est pas ici, en principe, qu’on entendra les «Nique ta M…» si fréquents en d’autres lieux.

De toute évidence, Yerres fait partie de ces villes qui défendent leur droit à la tranquillité, à un développement respectueux de l’environnement, à une mise en valeur de leur patrimoine, et c’est tant mieux.

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Commentaires

19.06 | 07:03

Bonjour Yann, pas de nouvelles depuis mars 2020 ! Comment vas-tu ?

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17.11 | 04:01

Bonjour Bruno! Merci, nous sommes voisins... Je n'arrive pas à "voir qui vous êtes" si toutefois vous habitez aussi la grande barre Victor Hugo à Gennevilliers!

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14.11 | 18:55

Coucou Yann c'est bruno
Un ptit coucou que je trouve super ton site
Bonjour a sheriff
A bientôt
Bruno de Henri MUSLER toujours a VH

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18.07 | 04:10

You can send me your email address too. Thanks

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