Février 2016

ASNIERES, PRES DU METRO GABRIEL PERI - Dans un environnement urbain où se multiplient des immeubles d’une architecture souvent prétentieuse et bling-bling, rares sont ceux (sans doute) qui accordent à ce genre de maisons le charme dont elles sont garantes. Jolies couleurs, proportions à l’échelle humaine et rangée de commerces de proximité simples mais où l’accueil est chaleureux. Les stores sont de toutes les couleurs, mettant une note de joie. (Dessin fait le 24 février 2016)

Gennevilliers (quartier des Grésillons): un vieil immeuble et un platane si beaux…

Au croisement des rues Paul Vaillant Couturier et Louis Castel, un bâtiment tout en briques est le survivant d’une époque ouvrière révolue… depuis, ce quartier a vu pousser des constructions pour la plupart d’une laideur «édifiante». Un platane très élancé le prend sous sa protection. Pendant que je dessinais, des passants m’ont décerné des encouragements qui me sont allés droit au œur. Oui, j’ai autant de plaisir à dessiner en banlieue qu’à Paris…


Dessin fait le 23 février 2016

Qu’est-ce qui fait à ce point s’exacerber l’envie de reproduire, ou plutôt d’interpréter, des lieux d’une telle banalité pour tant de «beaux esprits»? Manipulé, remodelé, fasciné par un jaillissement continu de publicités et de reportages télévisés, l’homme moderne cherche à tout prix, quand il en a les moyens, à s’extraire de ces villes si facilement décrites comme l’enfer. Et pourtant, nos cités, nos banlieues regorgent de coins d’une beauté insoupçonnée où crépite la vie simple et digne de tous les jours.

Quartier des Grésillons, à Gennevilliers: à la faveur d’un crépuscule hivernal qui annonçait déjà le printemps  - et la nuit ne devait s’installer qu’à partir de 18 h 30 -  je fus surpris par le flamboiement d’un immeuble situé au croisement de la rue Paul Vaillant Couturier et de la rue Louis Castel. Un audacieux platane vêtu de lierre en sa partie inférieure déploie des branches qui sont autant de routes tracées vers le ciel. Curieusement, il semble prendre le vieil immeuble sous sa protection.
Ce soir-là, grâce à une luminosité particulière, les briques variant du rose à l’orange s’alliaient aux couleurs ocre et mauves de cet arbre aux branches tortueuses.

Deux très belles architectures, en somme, l’une humaine, l’autre naturelle.
D’ailleurs, cet immeuble est un survivant de toute une époque, dans une ville où des constructions élaborée avec des matériaux bien différents, moins chaleureux pour l’œil, ont poussé comme des champignons. La brique, témoin d’une époque ouvrière révolue, est pourtant si belle quand vient la caresser le soleil!
(Je tiens à préciser que la boulangerie surmontée d’une enseigne verte était fermée ce jour-là, d’où une zone  - les stores, baissé -  de mauves striés de gris.)

 


 

"Ici, on n'en voit jamais des artistes
qui dessinent dans la rue"

Un passant

 


 

Dans ce quartier, le soir venu, quelques groupes de jeunes désoeuvrés rôdent ou s’occupent comme ils peuvent. Certains, la tête enfouie dans la capuche de leur blouson, sont susceptibles d’inspirer un certain effroi. Impression d’insécurité toute relative compensée par des passants débonnaires et détendus mais aussi par des parents accompagnés de leurs enfants qu’ils sont allés chercher à l’école et donc de retour vers leur logement.

Soudain, un jeune homme se mit à me parler, très cordialement. «Je vous ai vu il y a une demi-heure avant de partir en voiture à Villeneuve-la-Garenne, et maintenant je vois que vous avez bien avancé votre dessin… » Il s’appelle Zaïd et il travaille en qualité d’éducateur au sein d’une association des Grésillons (le quartier où se dressent cet immeuble et ce platane.)

Peu après, un monsieur d’origine nord-africaine s’extasia devant le dessin aux deux-tiers effectués: «C’est magnifique comme vous reproduisez notre endroit. On n'en voit jamais, des artistes qui dessinent dans la rue. Vous avez raison de faire ça en dehors de Paris car la banlieue aussi ça peut avoir du charme.»

Merci, Zaïd et «Monsieur l’Inconnu» qui m’avez encouragé lors de cette pause de dessin qui fut pour moi l’occasion de savourer à la fois le retour imminent du printemps et la gentillesse des personnes dont la présence d’un artiste suscite une curiosité toute naturelle.

Yann Le Houelleur 

ASNIERES-SUR-SEINE – Rien de tel, quand sévit un froid coriace, que de s’asseoir dans un café et d’observer la ville en bouillonnement. A l’heure où la circulation automobile redouble d’intensité: la place Voltaire à Asnières. Au loin, un enchevêtrement de toitures et un jaillissement de toitures, paysage morcelé par les branches de platanes plutôt majestueux. (17 février 2016)

Boulogne-Billancourt: une rue si triste et pourtant si attachante

Dessin fait tout à la fois au crayon, au stylo et au pastel gras. A la fin, des gouttes de pluie ont légèrement abîmé les contours de certains toits et je ne me suis même pas aperçu de leur dégringolade tant j’étais absorbé par ce travail d’observation intense.


La rue Jules Ferry et ses maisons en briques piquetées de cheminées élancées font bande à part dans cette ville des Hauts-de-Seine saturée d’immeubles résidentiels.

 

dessin fait le 30 janvier 2016

Creuset de tant de concepts architecturaux, laboratoire (principalement entre les deux guerres mondiales) de tant d’innovations industrielles et de tant d’initiatives artistiques: tout au bout de la ligne 9, donc en principe «en banlieue», Boulogne-Billancourt est une ville à part. Riche en raison même de son histoire, des célébrités qui ont marqué leur époque, de ses audaces et de son bouillonnement culturel, et d’un charme qui émane des contrastes dont elle regorge. Une ville si peuplée, si étendue qu’on peut la parcourir, le nez en l’air, à l’affût de la moindre surprise, sans être sûr d’atteindre les limites de son territoire. De grandes avenues quadrillent Boulogne-Billancourt mais rien n’interdit d’y démêler quelques pelotes de rues plus secrètes.

Après être allé voir un ami quai de Stalingrad, j’ai bifurqué (à pied), soudain, sur ma gauche. Par le plus réconfortant des hasards, je suis tombé sur une rue  - Jules Ferry -  qui remémore des temps où tout paraissait à l’échelle humaine, dans cette ville dorénavant saturée d’immeubles résidentiels. Des maisons de briques alternent avec des maisons crépies en jaune et gris-bleu dont les toits de tuiles se prolongent par des cheminées à la fois tordues et élancées piquetées de gros tétons prêts à allaiter les nuages. Des antennes contribuent à raturer le ciel. Au début de cette rue longue d’environ 800 mètres, quelques pavillons survivent. L’un d’eux, laqué de jaune, fait contrepoids à la tristesse qu’inspire la rue. Mais semblable tristesse transpire un charme certain, celui d’un passé devenu un peu désuet.

Curieusement, juste après ce dessin, j’ai fait la connaissance, au Musée des Années trente, d’un peintre inclassable par son style si particulier:  Elie Lascaux. Il était devenu un ami intime de Georges-Henri Kahnweiler, ce découvreur de talents (à commencer par Picasso et Juan Gris) qui le dimanche, entre les deux guerres, recevait dans sa maison de Boulogne un aréopage d’artistes et d’écrivains. (Le marchand Kahnweiler, dont la galerie d’art à Paris allait de pair avec une maison d’édition, avait fait appel, même, au talent d’André Malraux qui fréquentait les Dimanches de Boulogne.)

L’un des tableaux d’Elie Lascaux exposés au Musée des Années trente s’intitule  «le passage Sigau». Il comporte des maisons assez semblables à celles de la rue Jules Ferry. En fait, l’artiste a représenté les bribes d’une ville prête à basculer dans la modernité, avec au premier plan des ouvriers s’affairant sur un chantier et tout au fond la silhouette d’une grue dominant quelque peu menaçante, le paysage. Cette toile relate une réalité urbaine poignante (la disparition des quartiers pavillonnaires) et malgré tout elle exhale une douceur sublime. En vérité, Elie Lascaux flirtait en permanence avec une poésie qui lui valut une réputation de peintre naïf.

Je me demande bien pourquoi le dimanche 30 janvier 2016, j’ai commis un dessin si triste, si tranché, si dur en observant les maisons anciennes rue Jules Ferry. J’aurais tant aimé avoir une inspiration, un regard tendre comme celle d’Elie Lascaux!

Y. Le Houelleur

Pris en «flagrant délit d’inspiration» par un jeune photographe…

(Gennevilliers, fin janvier 2016) - Au pied de la grande barre où j’habite, l’une des plus longues de France (elle fait 450 mètres), j’ai cédé à la tentation d’un dessin, fin janvier: des terrains en partie vague, tampons verdoyants entre le quartier des Agnettes et un écheveau de rues encore pavillonnaires, devraient bientôt faire place à de nouveau immeubles. (Tout au moins, la municipalité a-t-elle des projets de bétonnage plein les poches.) C’est là qu’un jeune réalisateur de films et photographe, Alexis Helliot, m’a surpris au milieu de mes crayons, en pleine inspiration. (Le dessin, toutefois, dois-je avouer, n’était pas très réussi.)

Ce jeune homme vit à Asnières, et il aime se promener dans la région pour repérer des «endroits photogéniques». Voilà ce qu’il m’a écrit, quelques jours plus tard, tout en me transmettant trois photos: «Très intéressant votre remarque sur les immeubles modernes et leur côté numérique. J'avoue n'y avoir jamais fait attention, mais maintenant, je trouve que c'est assez juste. C'est assez étonnant vos dessins, il faudrait que je retourne dans cette rue car dans mes souvenirs, c'était très différent. Mais c'est ce qui se démarque avec la photographie qui colle inlassablement à la réalité.»
 
En tout cas, merci Alexis d’avoir tenu votre promesse et de m’avoir transmis quelques photos, un excellent souvenir de notre conversation brève mais truffée d’observations très pertinentes.

 

Y. Le Houelleur

 

Les friches et les herbes folles ne font pourtant de mal à personne...

Le long de la grande barre où j’habite s’étend, sur plusieurs centaines de mètres, une bande de verdure en partie sauvage où seuls s’aventurent des riverains promenant leur chiens. Les arbres y sont vigoureux et élancés. Or, des rumeurs font état d’un projet visant à construire, ici même, des immeubles. Triste perspective…

Les mairies (pour d’évidentes raisons) les détestent : les friches et les jardins sauvages. Chevelures d’herbe folles ébouriffées où l’homme n’a pas encore dompté et assouvi la nature. A Gennevilliers, comme ailleurs, il existe encore de tels espaces, hélas appelés à disparaître car la spéculation a horreur du vide.

dessin fait le 23 janvier 2016

 

«Profite bien de ce que tu vois autour de toi car il n’y a pas de paysage plus poétique que cela dans nos villes… pour peu qu’il en reste encore.» A l’issue d’un vernissage, une exposition au siège de l’Office public de l’habitat à Gennevilliers, un amateur de peinture et de photos s’est extasié à la vue de friches et de petits terrains vagues dans le centre de Gennevilliers.

Espaces à la fois exigus et pleins de mystère où des herbes folles jaillissaient au pied de bribes de murs anciens offrant une palette de couleurs pour certaines indéfinissables. En l’observant bien, par exemple, le gris peut aisément virer au mauve et l’orange s’assimiler au rose. Des morceaux de tôles, de vieux appareils ménagers achevaient de rouiller dans un recoin : certains sculpteurs gratifiant des lieux publics de leurs œuvres ne feraient pas mieux!

Alors, j’ai pris conscience, tel un enfant s’éveillant à une réalité toute nouvelle, d’une «problématique» très peu discutée dans les médias et si peu évoquée par les élus au pouvoir : la disparition dans les villes d’aires livrées à elles-mêmes où poussent librement de la végétation et où on ne cherche pas à rentabiliser, rationaliser l’espace. Ces endroits nous remémorent les racines humbles, laborieuses et souvent heureuses de toute une partie de la population.

Evidemment, je risque de passer pour un dingue et un romantique, mais ma conviction est que pour être vivables et même agréables nos villes doivent comprendre des espaces de liberté tout comme des espaces de convivialité.
A Gennevilliers, certains habitants (ceux partageant mes inquiétudes) pensent que l’on assiste à l’effacement de pans entiers dans la ville (pour des raisons entre autres de spéculation immobilière) allant de pair avec une aridité en matière de lieux où les gens puissent se rencontrer librement. En particulier des cafés, des bistrots, des commerces, des squares, etc.

Hélas, le lieu le plus fréquenté à Gennevilliers, c’est le parking de Carrefour et les nouveaux centres commerciaux à l’américaine. Tout au moins, un certain nombre de personnes n’aiment pas forcément se retrouver dans des équipements sportifs ou institutionnels.

Le dimanche, en particulier, Gennevilliers est une tombe pour qui ne peut ou ne veux en sortir, une sorte de mouroir où il semblerait que seules les mouches volant se fassent entendre. Pas de café, dans maints quartiers, où observer la vie qui frétille. Pas un marchand de journaux où acheter des magazines. Presque personne dans les rues.

Retour aux sources: la banlieue, peuplée de surprises

Gennevilliers: rue Jean Jaurès, dans le quartier dit Le Village

(Précision: bien que l’hiver commence le 21 décembre, cette série «banlieue en tous sens» comprend des dessins fait à partir du 1er décembre.)


Pendant tout l’été, pendant tout l’automne, j’ai commis une injustice: oublier la banlieue où j’aime tant (malgré la réputation d’hostilité qui lui est si souvent prêtée) passer des heures à dessiner. Car les villes jouxtant Paris sont pleines d’endroits attachants à découvrir, avec les paysages et les styles architecturaux les plus divers. Parfois même, on y goûte un rythme de vie beaucoup plus provincial avec un sens de l’hospitalité et de la courtoisie accru par rapport à Paris où les gens se sentent si aisément agressés.


Ainsi, cet hiver, il me paraît urgent de revenir à la case départ: il y a huit ans, quand je me suis remis à dessiner, j’allais souvent taquiner l’inspiration dans les départements de la petite couronne, en particulier les Hauts-de-Seine où je vis toujours. Paris et ses trésors touristiques ne sauraient me tenir à l’écart des villes de banlieue où il y a toujours quelque chose d’intéressant voire de touchant à dessiner.

Enfin, une bonne nouvelle alors que tout va plus vite: les textes allant de pair avec les dessins faits en banlieue seront plus courts.

Yann Le Houelleur

COLOMBES - De fort belles habitations anciennes subsistent à Colombes, ville où tous les styles architecturaux se conjuguent. Près de la gare, rue de l’avenue de l’Agent, ce pâté d’immeubles et de maisons héberge de nombreux commerces, dont plusieurs cafés et bars mais aussi des fast-food. Les toitures et leurs cheminées ont bien du charme… (Dessin fait assis à une table de l’auberge Chez Papa, de l’autre côté de la rue, le 9 janvier 2016.)

Argenteuil: des immeubles où la tristesse semble avoir droit de cité

dessin fait le 11 décembre 2015

A 21 h, la Maison Honoré fait une fournée de clients. La plupart d’entre eux, pressés, prennent une baguette ou des viennoiserie avant de remonter dans leur voiture stationnée le long du trottoir. Certains commandent un café (en réalité une capsule à glisser dans la fente d’une machine de type Nespresso) et s’installent à l’une des tables près de l’entrée. Parmi ces consommateurs : quelques mamans discutent de problèmes concernant leurs gamins qu’elle viennent d’emmener (croit-on deviner) à l’école. Il est question de trousses, de devoirs, de relations conflictuelles avec des profs…

Que la société leur offrira-t-elle en guise d’avenir, à ces enfants? Des emplois précaires, du chômage à satiété? Ces pensées m’effleurent alors que je dessine les immeubles d’une cité s’orchestrant le long de la route d’Enghien, autour d’un centre commercial dont la pièce maîtresse est un Intermarché. Malgré les nouveaux atours qu’un plan de rénovation leur a donnés, ces immeubles paraissent d’une tristesse infinie, et aucune vie ne semble s’y manifester. Même les voitures garées à leur pied sont figées.

«Franchement, on aurait pu les repeindre avec des couleurs plus gaies»,
suggère le patron de la boulangerie, un homme encore jeune aux traits durcis par la fatigue mais d’une grande décontraction et d’une hospitalité touchante : il m’offre un café supplémentaire et m’invite à prendre tout mon temps, épaté par le dessin qui prend forme. Un dessin d’hiver: des arbres quadrillent le ciel avec des branches allant dans tous les sens, masquant, au loin, une partie de la cité.

A 11 heures, je prends le large car j’ai rendez-vous à 20 minutes à pied de la boulangerie… à Saint Gratien, ville voisine hérissée elle aussi de tours de type HLM.

Y. Le H.

LA COURNEUVE - Ne faut-il pas être (en partie) fou, quand on aime Paris, pour aller jusqu’à La Courneuve ? Pourtant, malgré tout le mal que certains pensent de la banlieue, des très intéressantes perspectives s’y déploient, avec des maisons émouvantes par leur simplicité et truffées, à ras le trottoir, de commerces en tout genre : restos, bazars, boulangeries-pâtisseries, accessoires autos, etc. L’avenue Paul-Vaillant Couturier est toujours très animée : ce dessin a été fait en fin d’après-midi, par un temps clément malgré l’hiver. (28 décembre 2015)
BOULOGNE BILLANCOURT – La Seine, ici, est plus belle encore qu’à Paris car un peu sauvage par endroits et tout aussi romantique. Dessin fait sur l’Ile Saint Germain, par un après-midi d’une exquise clémence, le 21 novembre 2015. Entre les branches apparaissent le quai de Stalingrad et une grappe de péniches.
PONTOISE – la rue Thiers grimpe au sommet d’une butte où trône la fort belle cathédrale de Pontoise. Elle comprend de nombreuses maisons d’un étage abritant des commerces contribuant à donner à ce quartier une atmosphère provinciale. J’aurais pu m’asseoir à la terrasse d’un café, mais en ce lundi nombre de commerces étaient fermés. (Dessin fait le 7 novembre 2015)

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Commentaires

22.10 | 23:40

Bonjour on c'est parle pour venir dessiner la devanture de ma boutique
Merci et bravo pour votre talent
Votre travail me fait penser à dessins Tobiasse
Cecile

...
06.07 | 17:58

Salut , je suis l'un de tes nombreux admirateurs , je tai croisés plusieur fois dans Paris , notament surr le pont de la megisserie prés de Notre Dame .
Bravo

...
21.03 | 20:48

rès beau travail Yann !!! le texte va bien avec tes dessins , tu fais vivre Paris comme dans un carnet de voyage ! en fait tu nous fais partager tes voyages

...
18.03 | 23:18

Je ne saurais dire ce que j'apprécie le plus : les textes ou les dessins ? Un choix difficile les deux étant d'une excellente qualité ! Merci pour ces pages !

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